LES TROUBLES DU COMPORTEMENT

Les troubles du comportement sont des anomalies dans la façon d'agir et de réagir.

Ils comprennent l'agitation, l'agressivité, l'inhibition, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), les phobies, les désordres  alimentaires comme l'anorexie et la boulimie , l'hyperactivité etc . 

 

Les troubles du comportement peuvent également être le signe d'une maladie, par exemple une tumeur au cerveau ou une maladie d'Alzheimer.

Certains médicaments peuvent être utiles.

 

Dans tous les cas, un suivi psychologique se révèle nécessaire. 

Définitions

On peut définir le comportement comme étant la manière d'agir, la façon de se conduire dans la vie.

 

Ce terme ne concerne pas que l'espèce humaine; on peut aussi l'appliquer aux animaux, et même aux objets physiques. C'est donc un terme très général. Ce comportement peut donc être troublé. Ce trouble peut être d'ordre quantitatif ou qualitatif.

 

Du côté quantitatif, le comportement peut être en excès ou en défaut.

 

Un comportement en excès va créer de l'agitation, de l'instabilité, de l'agressivité, du bruit, de l'hyperactivité; c'est souvent actuellement dans ce sens restreint que l'on utilise ce terme de trouble du comportement ; quelqu'un qui est agité va déranger: il va falloir le calmer.

 

On oublie trop souvent qu'un comportement par défaut est tout aussi problématique.

Quelqu'un qui ne parle pas, qui ne bouge pas, qui se fait oublier, qui est inhibé est tout autant en souffrance que l'agité mais il ne dérange pas.

On va donc avoir tendance à sous-estimer l'importance de son problème.

 

Le trouble du comportement peut être qualitatif :

Il s'agit alors d'une déviation, d'une inadaptation, d'une inadéquation à la réalité, d'une bizarrerie.

 

Les perversions, le délire, la fabulation, les troubles obsessionnels compulsifs, introduisent des comportements inadaptés, inappropriés.

 

Le trouble du comportement est un symptôme.

 

En médecine, un symptôme est un signe.

Pris isolement, ce signe n'a aucune signification; c'est seulement en l'associant à d'autres signes que l'on va pouvoir diagnostiquer une maladie.

 

Ainsi, un trouble du comportement va pouvoir être le signe d'une maladie physique, organique, cérébrale: Une tumeur du cerveau ou une maladie d'Alzheimer vont donner des troubles du comportement.

 

Mais il serait excessif et faux de réduire tout trouble du comportement à une maladie cérébrale ou neurologique.

Les facteurs psychologiques, affectifs, émotionnels, jouent un rôle considérable dans le déclenchement des troubles du comportement.

 

Il y a une conséquence essentielle à cela : Face à un trouble du comportement, on ne peut pas répondre de façon univoque, automatique; il n'y a pas de recette, chaque cas est différent. Il faut comprendre

 

– Que signifie ce symptôme ?

- De quoi cete personne souffre t'ellel en fait ?

- Qu'y a t' il au delà de son symptôme ?

- De l'angoisse ? De la dépression ? Du délire ?

 

Selon la nature de la souffrance sous-jacente, la réponse n'est pas la même :

 

Les troubles du comportement sont des pathologies de l'acte

 

L'action vient prendre la place d'une pensée ou d'une parole; ou plutôt c'est parce que la pensée et la parole ne sont pas suffisamment développées que le moyen d'expression favori est l'acte.

 

L'acte a volontiers un caractère immédiat, automatique, pulsionnel, non élaboré.

 

Il faut bien différencier l'action, qui est le résultat d'une réflexion, d'une élaboration, et le passage à l'acte qui vient court-circuiter la pensée et la parole

 

 Le passage à l'acte ça peut être une fugue, une agression, une tentative de suicide, une crise d'agitation.

 

On distingue habituellement 2 types de passages à l'acte:

 

Le passage à l'acte proprement dit, qui est une sorte de décharge pulsionnelle dans laquelle le sujet est absent, et qui n'a aucun sens particulier.

 

L'acting out qui est une action impulsive qui vient prendre la place d'une parole, le sujet ayant été incapable de formuler verbalement son problème.

 

On voit que le passage à l'acte est plus grave puisqu'il est totalement irraisonné, et de ce fait, il peut conduire à des actes mettant la vie en danger.

 

 L'acting out est plus limité, plus contenu, il peut être reprit dans l'après coup, pour en faire émerger le sens, pour dévoiler la parole qui a manqué à ce moment là.

 

On voit donc très clairement l'articulation entre parole, pensée et acte.

 

Toute pathologie de l'acte va donc résulter d'un désordre entre ces 3 composants.